La journée sans régime, mais comment fait-on pour perdre du poids?

Un matin, tu te lèves, tu scrolles sur les réseaux sociaux, et là, tu tombes des nues : il existe une journée sans régime. Et forcément, la première question qui te vient, c’est : « Mais alors, comment je fais pour perdre du poids si je ne suis pas un régime ? »

Je te comprends. Après des années à entendre qu’il faut « faire attention », compter, se priver, cette idée peut sembler contre-intuitive. Et pourtant. Ce jour-là, le 6 mai, porte un message beaucoup plus profond qu’un simple gadget marketing : celui d’arrêter de se faire du mal au nom de la minceur.

Dans cet article, je vais t’expliquer d’où vient cette journée, pourquoi les régimes restrictifs ne fonctionnent pas sur le long terme (études scientifiques à l’appui), et surtout, ce que tu peux mettre en place à la place pour retrouver un poids d’équilibre sans passer ta vie à te battre contre ton assiette.

La journée sans régime, mais comment fait-on pour perdre du poids?


Qu’est-ce que la journée sans régime (No Diet Day) ?

Avant de comprendre pourquoi cette journée a du sens, il faut savoir d’où elle vient et ce qu’elle défend vraiment. Ce n’est pas une invitation à « tout lâcher » n’importe comment, mais une prise de position contre une culture du régime qui dure depuis bien trop longtemps.

L’origine de cette journée symbolique

Le « No Diet Day », littéralement la journée sans régime, a été initié en 1992 par une diététicienne anglo-saxonne, elle-même ancienne anorexique. Ce n’est pas un hasard si elle est à l’origine de cette initiative : elle a vécu de l’intérieur les dégâts d’une obsession pour la minceur et les privations alimentaires.

Cette journée existe donc au Royaume-Uni depuis plus de trente ans. Elle est arrivée en France un peu plus tard, en 2003, portée par des professionnels de santé et des associations qui alertent depuis longtemps sur les dérives des régimes amaigrissants à répétition.

Le choix de la date, le 6 mai, n’est pas non plus anodin : elle a été fixée volontairement en dehors de toute période jugée « propice » aux régimes (comme le fameux « avant l’été »), justement pour casser ce réflexe saisonnier de restriction.

Le message derrière le No Diet Day

Le but de cette journée sans régime est simple à énoncer, mais difficile à appliquer tellement on nous a conditionnés autrement : on peut manger sans se sentir coupable, se faire plaisir, sans être esclave de la dictature de la minceur qui continue de régner en maître dans notre société.

C’est un « stop » collectif aux régimes. Et si on y réfléchit deux minutes, c’est absurde qu’on soit obligés, en 2026, de consacrer une journée entière à rappeler qu’il est normal de manger sans culpabilité. Ça en dit long sur l’ampleur du problème. Ce n’est pas une fake-news, ce n’est pas un canular : c’est le symptôme d’une société qui a rendu l’alimentation anxiogène.

Pourquoi les régimes restrictifs ne font pas maigrir durablement

C’est le cœur du sujet, et c’est probablement ce qui va le plus te surprendre. On nous vend les régimes comme LA solution pour perdre du poids. Sauf que la littérature scientifique, elle, raconte une tout autre histoire depuis des décennies.

L’effet yo-yo et le poids repris après un régime : ce que disent les études

Tu as sûrement déjà vécu ça, ou vu quelqu’un autour de toi le vivre : perdre 5, 10, 15 kilos avec un régime strict… puis tout reprendre (parfois plus) dans l’année qui suit. Ce phénomène s’appelle le « weight cycling », ou effet yo-yo, et il est largement documenté par la recherche scientifique.

Une analyse publiée dans une revue de référence en nutrition a mis en évidence qu’entre un tiers et deux tiers des personnes qui suivent un régime basse-calorie reprennent finalement plus de poids qu’elles n’en ont perdu au départ. D’autres travaux de synthèse, publiés sur PubMed, confirment ce constat : selon les études, entre 30 % et 80 % des personnes ayant perdu du poids le reprennent en moins d’un an.

Une méta-analyse récente portant sur plusieurs types de restriction calorique (jeûne intermittent, restriction calorique continue, alimentation limitée dans le temps) a également montré un phénomène frappant : toutes les méthodes de restriction produisent une perte de poids sur les premiers mois, mais dès la période de 4 à 6 mois, une reprise de poids est observée, quelle que soit la méthode utilisée. Autrement dit, ce n’est pas une question de « bon » ou de « mauvais » régime : c’est le principe même de la restriction qui pose problème sur la durée.

Pourquoi ? Parce que le corps humain n’est pas conçu pour subir des privations répétées sans réagir.

Ce qui se passe réellement dans ton corps quand tu te restreins

Quand tu réduis fortement tes apports caloriques, ton organisme interprète ça comme une situation de manque, un peu comme s’il se préparait à une famine. Des mécanismes de régulation se mettent alors en place : ton métabolisme ralentit, ta sensation de faim augmente, et ton corps devient plus efficace pour stocker les calories dès qu’elles redeviennent disponibles.

C’est exactement ce que montrent les travaux de recherche sur le rééquilibrage post-régime : la reprise alimentaire, après une phase de restriction, s’accompagne d’une hyperphagie (on mange davantage) et d’une baisse de la dépense énergétique de repos, ce qui favorise une reprise de poids souvent supérieure à la perte initiale.

Certaines recherches vont plus loin et s’intéressent aussi à la composition corporelle :lors d’un régime, on perd à la fois de la masse grasse et de la masse musculaire, mais au moment de la reprise de poids, c’est la graisse qui revient en priorité, alors que le muscle, lui, se reconstruit beaucoup plus lentement. Résultat : à chaque cycle de régime, on peut perdre en masse musculaire sans forcément s’en rendre compte, ce qui peut, à terme, fragiliser le métabolisme.

Certaines études suggèrent aussi que l’histoire de restrictions répétées est associée à une augmentation de la masse grasse et de l’adiposité abdominale à long terme, même si le sujet reste débattu dans la communauté scientifique, certains travaux ne retrouvant pas d’effet délétère systématique du poids yoyo sur le métabolisme. Ce qui fait consensus, en revanche, c’est que les régimes restrictifs répétés ne sont pas une stratégie efficace pour maintenir un poids stable dans le temps.

Le piège des diktats de la minceur et des aliments “interdits”

Au-delà du corps, il y a aussi tout un système de pensée qu’on nous a inculqué autour de la nourriture. Et ce système-là fait souvent bien plus de dégâts psychologiques que le régime lui-même.

La diabolisation des aliments sur les réseaux sociaux

Depuis des années, on nous répète qu’il faut faire attention au sucre, ou au gras, ou aux deux à la fois. On diabolise les aliments un par un, comme s’ils étaient individuellement responsables de la prise de poids. Et sur les réseaux sociaux, si tu as le malheur de publier une photo où tu manges un aliment qui ne fait pas partie de la fameuse « liste des autorisés », tu risques presque un lynchage en commentaires.

Parce qu’il existe bien deux catégories dans l’imaginaire collectif : les aliments autorisés, et les aliments interdits. Et ce classement, totalement arbitraire, entretient un rapport à la nourriture rempli de peur et de culpabilité, plutôt que de plaisir et d’écoute de soi.

Le poids de cette communauté en ligne est tellement fort qu’il devient important, pour beaucoup de personnes, de se conformer à ces règles juste pour « être jugées » dans la bonne case. Le but : éviter le jugement négatif, celui qui vient nourrir un peu plus une estime de soi déjà fragile.

L’ultracrépidarianisme : quand tout le monde devient “expert” en nutrition

Il y a un mot que j’ai découvert il y a peu, et qui résume parfaitement ce qui se joue en matière de nutrition sur internet : l’ultracrépidarianisme. Il s’agit du comportement qui consiste à donner un avis tranché sur un sujet pour lequel on n’a aucune compétence crédible ou démontrée.

Et en matière de diététique, de nutrition et de perte de poids, ce mot prend tout son sens. Beaucoup de comptes mettent en avant des méthodes miracles, des régimes en tout genre, en s’appuyant uniquement sur leur propre expérience personnelle. Sauf que le fait d’avoir soi-même perdu du poids ne fait pas de quelqu’un un professionnel de santé capable d’accompagner les autres en toute sécurité.

Se former, se faire accompagner par des professionnels de santé compétents, ce n’est pas un détail : c’est ce qui permet d’éviter les erreurs, les carences, et parfois de passer à côté d’un vrai diagnostic médical. Si toutes les personnes qui vendent des produits miracles ou des méthodes de perte de poids express avaient réellement les compétences qu’elles prétendent avoir, il ne serait sans doute pas nécessaire d’organiser chaque année une journée sans régime pour rappeler l’évidence.

L’alimentation intuitive : une alternative validée par la science

Une fois qu’on a compris que la restriction ne fonctionne pas durablement, la question logique est : par quoi la remplacer ? C’est là qu’intervient l’alimentation intuitive, une approche de plus en plus étudiée par la recherche scientifique internationale.

Ce que disent les études sur l’alimentation intuitive

L’alimentation intuitive repose sur l’idée d’écouter ses sensations internes (faim, satiété, envies) plutôt que de suivre des règles externes rigides. Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce n’est pas juste un concept « feel-good » sans fondement : plusieurs revues systématiques publiées sur PubMed et ScienceDirect ont analysé ses effets.

Une synthèse regroupant plus de 94 000 participants à travers 86 études a mis en évidence qu’une plus grande alimentation intuitive est associée à un niveau plus faible de troubles du comportement alimentaire et de symptômes dépressifs, ainsi qu’à une meilleure image corporelle et une plus grande auto-compassion. Elle est aussi associée à un indice de masse corporelle plus bas et à une meilleure qualité alimentaire globale.

Une autre revue systématique, centrée spécifiquement sur les interventions d’alimentation intuitive, a montré que l’ensemble des études incluses rapportaient un effet positif ou neutre sur la qualité de l’alimentation, avec une amélioration des comportements alimentaires après l’intervention. Les auteurs soulignent que ces interventions sont d’autant plus efficaces lorsqu’elles sont menées en groupe, en présentiel, et sur une durée d’au moins trois mois.

Une méta-analyse portant sur les interventions basées sur l’alimentation intuitive a également retrouvé une amélioration significative et importante des scores mesurant cette compétence alimentaire, avec des effets positifs sur plusieurs autres indicateurs de santé. Ces résultats restent encourageants même si les auteurs appellent, comme souvent en recherche, à davantage d’études randomisées de long terme pour confirmer ces tendances.

Comment renouer avec ses sensations de faim et de satiété

Concrètement, comment on fait pour réapprendre à manger « à l’instinct » quand on a passé des années à suivre des règles extérieures ? Voici quelques pistes simples pour commencer :

• Manger sans distraction (téléphone, télévision) au moins une partie de tes repas, pour te reconnecter aux signaux de ton corps.

• Te poser la question du niveau de faim avant de manger, sur une échelle de 1 à 10, sans jugement.

• Apprendre à distinguer la faim physique de la faim émotionnelle, liée au stress, à l’ennui ou à une émotion difficile.

• Accepter qu’un repas ne soit ni « parfait » ni « raté », et sortir de la logique du tout ou rien.

• Réintroduire progressivement les aliments que tu t’interdis, dans un cadre sécurisant, pour désamorcer leur pouvoir psychologique.

Ce travail prend du temps, surtout si tu as un historique de régimes à répétition. C’est normal. Les signaux de faim et de satiété peuvent être brouillés après des années de restriction, et il faut parfois plusieurs mois pour les retrouver pleinement.

Comment vivre l’hédonisme alimentaire au quotidien (sans culpabilité)

Plutôt que de parler uniquement de « journée sans régime », je préfère mettre en avant l’idée d’une vie entière avec le plaisir de la table, sans maltraitance du corps. C’est ça, au fond, l’hédonisme alimentaire : se faire plaisir tout en apportant à son corps ce dont il a besoin.

Manger avec plaisir sans perdre le contrôle

Beaucoup de personnes ont peur qu’en s’autorisant à manger sans restriction, elles ne puissent plus s’arrêter. C’est une crainte légitime, surtout après des années de régimes, mais elle vient justement du fait que la restriction crée un phénomène de rebond : plus un aliment est interdit, plus il devient obsédant.

Il est tout à fait possible de se faire plaisir à chaque prise alimentaire tout en couvrant les besoins réels de ton corps au quotidien. Ce n’est pas antinomique. C’est même la clé pour retrouver un poids d’équilibre stable, qui allie santé physique et bien-être mental, sans cette lutte permanente contre soi-même.

L’idée n’est pas de manger « n’importe quoi, n’importe quand », mais de sortir d’une vision binaire (aliment autorisé vs aliment interdit) pour revenir à une évaluation plus nuancée : qu’est-ce que j’ai envie de manger, qu’est-ce dont mon corps a besoin, et comment je peux conjuguer les deux la plupart du temps.

Se faire accompagner par un professionnel formé (diététicien ou nutritionniste)

S’informer sur internet, lire des témoignages, suivre des comptes qui parlent d’alimentation, ce n’est pas inutile en soi. Mais ça ne remplace jamais un accompagnement individualisé par un professionnel de santé formé : diététicien-nutritionniste diplômé, médecin nutritionniste, ou psychologue spécialisé dans les troubles du comportement alimentaire selon les besoins.

Un professionnel formé va pouvoir :

• Évaluer tes besoins réels, sans te faire suivre un plan générique trouvé sur les réseaux.

• Travailler avec le corps médical si besoin, pour ne pas passer à côté d’un problème de santé sous-jacent.

• T’accompagner dans la durée, avec une approche qui tient compte de ton histoire, de ton rapport à la nourriture et de ton contexte de vie.

•T’aider à sortir progressivement des mécanismes de restriction, sans juger ni culpabiliser.

C’est là toute la différence entre suivre les conseils d’une personne qui a « juste » perdu du poids elle-même, et se faire accompagner par quelqu’un dont c’est le métier, la formation et l’éthique professionnelle.

Ce qu’il faut retenir de la journée sans régime

La journée sans régime n’est pas un simple prétexte pour « se lâcher » un jour dans l’année. C’est un symbole qui pointe du doigt un vrai problème de société : notre rapport collectif, souvent malsain, à la nourriture et à la minceur.

Les études scientifiques sont de plus en plus claires sur ce point : les régimes restrictifs, quels qu’ils soient, montrent une efficacité limitée dans le temps, avec une reprise de poids fréquente dès les premiers mois qui suivent l’arrêt de la restriction. À l’inverse, les approches basées sur l’écoute du corps, comme l’alimentation intuitive, sont associées à de meilleurs indicateurs de santé mentale, à une meilleure qualité alimentaire, et à un rapport plus apaisé à la nourriture.

Alors non, il ne s’agit pas de perdre du poids « malgré » l’absence de régime, mais bien souvent grâce à l’absence de régime : en sortant du cycle restriction-craquage-culpabilité, en réapprenant à écouter tes sensations, et en te faisant accompagner par les bonnes personnes si tu en ressens le besoin.

L’hédonisme, au sens noble du terme, ce n’est pas un supplément d’âme réservé à une seule journée par an. C’est une façon de prendre soin de soi, tous les jours, en paix avec son assiette.

Questions fréquentes sur la journée sans régime et l’arrêt des régimes

Avant de conclure, je réponds ici aux questions que tu me poses le plus souvent en consultation ou en message, sur ce sujet de l’arrêt des régimes.

Peut-on vraiment perdre du poids sans faire de régime ?

Oui, et c’est même souvent la condition pour perdre du poids durablement, et pas seulement sur quelques semaines. Ce qui fait grossir sur le long terme, ce n’est pas l’absence de régime, c’est le cycle des régimes à répétition : restriction, craquage, culpabilité, reprise de poids, nouveau régime. En sortant de ce cycle et en réapprenant à écouter tes sensations de faim et de satiété, ton poids a toutes les chances de se stabiliser naturellement à un niveau qui correspond à ton corps, sans que tu aies à compter la moindre calorie.

Combien de temps faut-il pour arrêter de penser “régime” après des années de restriction ?

Il n’y a pas de durée universelle, ça dépend énormément de ton historique et du nombre de régimes que tu as suivis par le passé. Certaines études sur l’alimentation intuitive montrent des effets positifs dès trois mois d’accompagnement régulier, mais pour beaucoup de personnes, ce travail de déconditionnement prend plusieurs mois, voire plus d’un an. La patience et la bienveillance envers toi-même sont ici tes meilleures alliées, idéalement avec le soutien d’un professionnel formé à ces problématiques.

La journée sans régime concerne-t-elle uniquement les personnes qui veulent maigrir ?

Non, pas du tout. Cette journée s’adresse à toutes les personnes qui ont un rapport compliqué avec la nourriture, qu’elles cherchent à perdre du poids, à en prendre, ou simplement à stabiliser leur poids actuel. Le message central, sortir de la culpabilité alimentaire et de la diabolisation de certains aliments, concerne absolument tout le monde, y compris les personnes qui n’ont jamais suivi de régime mais qui ont intégré ces injonctions de manière plus diffuse.

Est-ce que l’alimentation intuitive fonctionne pour tout le monde ?

L’alimentation intuitive s’adresse en priorité aux personnes qui n’ont pas de trouble du comportement alimentaire sévère non pris en charge, et qui souhaitent sortir d’un rapport restrictif à la nourriture. Dans certains cas plus complexes (antécédents de troubles alimentaires, pathologies médicales spécifiques), cette approche doit être mise en place progressivement et avec l’accompagnement d’un professionnel de santé, pour être adaptée à ta situation personnelle plutôt qu’appliquée de façon générique.

Que répondre à une personne qui commente négativement ce que je mange ?

Tu n’as jamais à te justifier de ce que tu manges auprès de qui que ce soit. Si tu te sens à l’aise, tu peux simplement rappeler que ton alimentation ne regarde que toi et ton éventuel professionnel de santé. Sinon, tu as tout à fait le droit de ne pas répondre, de changer de sujet, ou de mettre de la distance avec les personnes (ou les comptes) qui entretiennent ce climat de jugement permanent autour de la nourriture. Rappelle-toi que ces remarques en disent souvent plus sur le rapport à l’alimentation de la personne qui les formule que sur le tien.


Sources scientifiques utilisées pour cet article

•             Mann T. et al., cités dans Benton D. & Young H.A., Reducing Calorie Intake May Not Help You Lose Body Weight, Perspectives on Psychological Science, 2017 (sciencedirect.com / journals.sagepub.com).

•             Comparing caloric restriction regimens for effective weight management in adults: a systematic review and network meta-analysis, International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity, 2024 (PMC, ncbi.nlm.nih.gov).

•             The Physiological Effects of Weight-Cycling: A Review of Current Evidence, Current Obesity Reports, 2024 (PubMed, pubmed.ncbi.nlm.nih.gov).

•             Consequences of Weight Cycling: An Increase in Disease Risk?, PubMed, 2014.

•             Eaton M. et al., A systematic review of observational studies exploring the relationship between health and non-weight-centric eating behaviours, Appetite, ScienceDirect, 2024.

•             Intuitive Eating Intervention and Diet Quality in Adults: A Systematic Literature Review, Journal of Nutrition Education and Behavior, ScienceDirect, 2022.

•             Babbott K.M. et al., Outcomes of intuitive eating interventions: a systematic review and meta-analysis, PubMed, 2022.

•             Bruce L.J. & Ricciardelli L.A., A systematic review of the psychosocial correlates of intuitive eating among adult women, PubMed, 2016.


Cet article a une visée informative et ne remplace pas une consultation avec un professionnel de santé. Si tu es concerné(e) par des troubles du comportement alimentaire, rapproche-toi d’un médecin, d’un diététicien-nutritionnisteou d’un psychologue spécialisé.

Mise en page et correction via IA


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