IMAGE CORPORELLE VIEILLISSEMENT FEMME: Je peux aimer la femme que je suis devenue sans aimer tout de mon corps

aimer son corps à la périménopause

Ventre qui comprime, jean qu'on déboutonne en cachette, énergie qui manque : voici comment concilier image corporelle, vieillissement et acceptation de soi après 50 ans, sans tomber dans l'injonction inverse, celle qui voudrait qu'on aime chaque centimètre de soi pour avoir le droit de s'accepter. Le récit sans filtre d'une diététicienne qui refuse ce faux choix.

J'écris cet article chez Flunch. Oui, Flunch. Il y a un café, une prise pour brancher mon ordinateur et suffisamment de mouvement autour de moi pour que, bizarrement, j'arrive mieux à me concentrer qu'à la maison. Parce qu'à la maison, mon cerveau possède une faculté extraordinaire pour repérer tout ce qui pourrait m'empêcher de faire ce que j'avais prévu. Tiens, il faudrait lancer une lessive. Qu'est-ce qu'on mange ce soir ? Ah, et puis tant que j'y suis, je pourrais ranger ça. Bref, travailler ailleurs que chez soi a parfois du bon. Surtout quand on vit actuellement avec un nouveau colocataire particulièrement envahissant que je vous ai déjà présenté : Flemme.

Aujourd'hui, j'ai donc pris mon ordinateur et je suis partie travailler ailleurs. J'ai mis un jean aussi, parce que la météo, elle, a manifestement décidé de traverser plusieurs saisons dans la même journée. Me voilà donc assise devant mon ordinateur, café à proximité, prête à écrire un article consacré à l'acceptation de son corps. Avec le bouton de mon jean ouvert. Je vous laisse apprécier l'ironie de la situation.

Oui, mon ventre me fait chier

Voilà. C'est dit. Et non, je ne vais pas vous expliquer que depuis que j'approche de la cinquantaine, j'ai atteint un niveau de sagesse tellement extraordinaire que j'aime désormais chacune des transformations de mon corps. Je n'en suis pas là. Et surtout, ce serait faux.

Ce n'est pas qu'une histoire de miroir

Mon ventre me dérange. Visuellement, déjà : il faut bien l'avouer, la mode n'est pas toujours très tendre avec les gros bidous. Alors oui, je cherche parfois à cacher cette ceinture abdominale qui dessine ce que j'appelle très élégamment ma bouée de graisse, qui pourrait être synonyme d'une prise de poids après 40 ans. Et lorsque je choisis mes vêtements, j'en tiens compte. Mais ce n'est même pas ce qui m'agace le plus. Ce qui m'agace vraiment, c'est qu'il me contraint.

C'est une histoire de confort dans mon propre corps

Prenons mon jean du jour. Il ne m'est pas devenu trop petit, enfin, pas exactement : il tombe plutôt bien sur le reste de mon corps. Le problème se situe essentiellement au niveau de la ceinture abdominale. Assise, ça comprime, alors je déboutonne. À la maison, pas de problème. Au travail, cela demande simplement un minimum de stratégie vestimentaire afin d'éviter d'annoncer à mes patients : « Bonjour, installez-vous, ne vous inquiétez pas pour mon pantalon ouvert, nous allons parler nutrition. »

Et aujourd'hui chez Flunch ? Oups. Bouton ouvert. Pourtant, ce midi : pommes de terre, viande, crudités. Rien de bien méchant. Ce n'est donc pas seulement une histoire de miroir. C'est une histoire de confort dans mon propre corps. Et cette différence me semble importante.

Est-ce qu'accepter son corps signifie forcément tout aimer ?

C'est finalement la question que je me pose depuis que j'écris cette série sur ma périménopause.

L'injonction cachée derrière le discours de l'acceptation

Parce qu'on nous a longtemps expliqué qu'il fallait changer notre corps. Maigrir. Raffermir. Lisser. Cacher. Corriger. Et face à toutes ces injonctions, un autre discours a heureusement émergé : celui de l'acceptation corporelle. Sauf qu'à force de simplifier les messages, on pourrait presque finir par créer une nouvelle injonction : tu dois aimer ton corps tel qu'il est. Tout le temps ? Chaque partie ? Chaque transformation ? Et si quelque chose ne me convient pas, cela voudrait dire que je manque d'amour envers moi-même ?

Deux informations qui semblent contradictoires

Parce que si c'est ça, j'ai un problème. Je peux vous le dire sans hésiter : j'aime profondément la femme que je suis devenue. En revanche, son bidou me fait chier. Comment fait-on rentrer ces deux informations dans la même case ? Peut-être justement qu'on ne les fait pas rentrer dans la même case.

Non, je ne me trouve pas moche

C'est important de le dire parce que je n'ai pas envie de fabriquer une histoire qui ne serait pas la mienne.

Je n'ai pas attendu la périménopause pour m'aimer

Je ne suis pas cette femme qui arrive à 49 ans en découvrant enfin qu'elle mérite de s'aimer. Je crois avoir toujours possédé un certain équilibre là-dessus. Bien sûr, comme beaucoup de jeunes femmes, j'ai eu des moments où j'ai voulu plaire, aux garçons puis aux hommes, j'ai connu les hauts et les bas ordinaires de la jeunesse. Mais je ne peux pas raconter qu'il m'a fallu attendre la périménopause pour apprendre l'amour de soi. Ce serait faux. Aujourd'hui encore, je ne me trouve pas moche. J'aime notamment mes yeux bleus.

Ce qui change, ce n'est pas mon visage, c'est mon état

Et certains matins, si je prends réellement le temps de me regarder dans le miroir — ce qui n'est déjà pas gagné parce que mon cerveau est généralement parti organiser les douze prochaines heures avant même que j'aie fini de me brosser les dents — je peux me dire « Oh, ça va, t'as une belle tête aujourd'hui. » Et puis il y a les autres matins. « Punaise… qu'est-ce que c'est que ces cernes ? »

La femme est la même. Le miroir est le même. L'âge est le même. Et à quelques heures près, mes rides n'ont pas décidé de se multiplier par douze. Ce qui change énormément en revanche, c'est mon état. Et, à mon avis, chez moi, cet état est très lié à mon niveau de sommeil.

Les jours où je vais bien, je dis bonjour à la Terre entière

Quand j'ai bien dormi, je le sens. Et pas seulement physiquement.

Madame Fatigue et Flemme, le duo qui change tout

Je suis souriante. Je marche la tête haute. Je fredonne, je chante, je dis bonjour à la Terre entière. Vous pouvez même probablement me coller un changement d'emploi du temps non prévu ou une contrainte supplémentaire : je vais réussir à trouver que, finalement, ce n'est pas si grave. Le même imprévu après une nuit de merde ? Là, les négociations risquent d'être légèrement différentes. Parce que Madame Fatigue est arrivée. Et elle n'est pas seule : elle ramène généralement Flemme avec elle. Flemme puissance 10. Ces jours-là, je n'ai pas envie. Tout simplement. La journée devient plus difficile à traverser.

Le ventre ne bouge pas, c'est ma perception qui change

Ce qui est intéressant, c'est que mon ventre, lui, n'a pas changé pendant la nuit. Il est exactement au même endroit. Et pourtant, les jours où je me sens pleine d'énergie, il semble prendre moins de place dans ma perception de moi-même.

Je crois que c'est quelque chose que nous oublions parfois lorsque nous parlons d'image corporelle. Nous regardons un corps avec un cerveau. Avec une humeur. Avec de la fatigue. Avec notre histoire. Avec ce qui vient de nous arriver. Avec ce qui nous attend dans la journée. Avec notre joie ou notre ras-le-bol. Certains jours, mon ventre prend toute la place. D'autres jours, il n'a pas perdu un centimètre, mais c'est moi qui prends davantage de place que lui.

Et les photos, alors ?

Au départ, cet article devait parler d'une photo de moi que j'aurais immédiatement supprimée dix ans auparavant. Sauf qu'en réfléchissant… cette histoire n'existe pas. Vers 39 ans, je dansais beaucoup, je courais, je me sentais très en forme et je ne passais pas mon temps à regarder mes formes en me disant qu'elles n'allaient pas. Alors pourquoi inventer aujourd'hui une Laëtitia de 39 ans qui aurait détesté son corps simplement parce que cela ferait une jolie histoire sur l'acceptation de soi ? Non.

Sur les photos des autres, je vois le moment, pas mon ventre

Ce qui est beaucoup plus intéressant, finalement, c'est mon rapport actuel aux photos. Lorsque quelqu'un me photographie en entier lors d'une fête, d'une rencontre ou d'un moment partagé, je ne regarde pas d'abord mon ventre. Je vois le moment. La joie. La douceur. Les personnes qui étaient là. Ce qui s'est passé. Le souvenir. Rien à voir avec mon nombril. Mon ventre était présent ? Eh bien, il était invité lui aussi.

Choisir sa photo n'est pas se mentir

En revanche, lorsque je prends moi-même une photo de moi, bien sûr que j'essaie de choisir celle où je me trouve la mieux. Ça me paraît humain. Mais je ne vais pas me repoudrer, fabriquer une coiffure de Beyoncé ou transformer mon visage au point que quelqu'un qui me croiserait dans la rue se demande « Pardon… c'est vraiment elle ? » Je veux rester naturelle. Je veux que la femme des photos soit celle qu'on peut croiser dans la rue.

Choisir une photo sur laquelle on se trouve jolie n'est pas nécessairement se rejeter sur les autres. Et garder une photo sur laquelle notre corps n'est pas « parfait » n'est pas forcément la preuve ultime que nous avons atteint l'illumination corporelle. Parfois, une photo est simplement un souvenir. Et le souvenir est beaucoup plus important que notre ventre dessus.

Vieillir ne me dérange finalement pas là où je l'aurais imaginé

Je vois mon corps changer. Je vois ma peau perdre de son élasticité. Mon visage évolue. Évidemment, j'ai 49 ans. Et comme je l'ai déjà constaté depuis que Périménop' a débarqué :manifestement, mon corps aussi. Mais curieusement, cette partie-là ne me dérange pas énormément.

Une perspective liée à ceux qu'on a perdus

Il y a probablement plusieurs raisons. Et l'une d'elles est beaucoup moins légère. J'ai connu des personnes de mon âge, et même plus jeunes, qui sont mortes. Ça remet quelques petites choses en perspective. Je ne vais pas vous servir le discours selon lequel je regarde chaque ride avec émerveillement en la remerciant d'être apparue, faut pas déconner non plus. Mais voir son visage vieillir signifie également qu'on a eu la possibilité de le voir vieillir. Tout le monde n'a pas cette chance.

Ce qui me dérange, ce n'est pas le visage, c'est les capacités

Alors oui, mon visage change, ma peau change, mon corps change. Je peux le constater sans forcément en faire un drame. Ce que j'accepte beaucoup moins facilement, en revanche, c'est quand ces changements commencent à toucher ce que mon corps me permet de faire.

Ce que je veux retrouver n'est pas mon corps de 39 ans

Voilà peut-être le point le plus important.

Pas un retour en arrière, mais plus de possibilités

Je n'ai pas envie de « retrouver mon corps d'avant ». Cette expression me gêne de plus en plus. Parce que pourquoi voudrais-je revenir en arrière ? Je n'ai pas envie d'effacer les dix dernières années de ma vie. Je veux avancer avec la femme que je suis aujourd'hui. En revanche, j'aimerais vraiment que mon corps retrouve davantage : d'énergie, de force, de tonicité.

J'ai cherché le mot pendant que nous préparions cet article. J'ai même parlé de « pulsion musculaire », ce qui n'est sans doute pas le terme que vous retrouverez demain dans un manuel de physiologie. Mais je crois que vous comprenez l'idée. J'aimerais retrouver cette sensation d'un corps qui répond. Un corps dans lequel je sens de la force disponible.

Et je m'en rends compte dans des situations très ordinaires. Je donne notamment des ateliers de cuisine diététique auprès de différents groupes. Qui dit atelier dit matériel, ingrédients, sacs, charges à transporter. Et aujourd'hui, lorsque je porte ces sacs, je sens que ce n'est plus comme avant. Ils sont lourds. Plus lourds, en tout cas, pour moi. Et ça m'énerve. Ce n'est pas particulièrement de la peur, je ne me projette pas immédiatement grabataire à 59 ans parce que j'ai eu du mal à porter un sac. C'est beaucoup plus primaire : ça m'énerve de ne plus pouvoir faire comme avant. Et cette sensation-là m'intéresse bien davantage que la petite ride supplémentaire aperçue dans mon miroir, parce qu'elle touche à mes possibilités.

Ce que l'on sait sur muscle et transition ménopausique

Et là, la diététicienne reprend quelques minutes la parole. La littérature scientifique suggère qu'il peut exister des modifications de la force et de la puissance musculaires au cours de la transition ménopausique, mais il serait beaucoup trop simpliste d'attribuer chaque baisse de performance à « la ménopause ».

Une étude longitudinale a par exemple observé, au cours de cette transition, de petites diminutions de la force de préhension, de la force d'extension du genou et de la puissance évaluée par saut vertical. L'activité physique semble également intervenir dans cette évolution. Et les données plus récentes rappellent justement que ménopause et vieillissement s'entremêlent : lorsqu'on tient compte de l'âge, une partie des différences de fonction physique entre femmes pré- et postménopausées s'atténue.

Donc non : Périménop' n'a pas nécessairement piqué tous mes muscles pendant mon sommeil. Il y a les modifications hormonales, mais il y a aussi mon âge, mon activité physique actuelle, mon sommeil, mon alimentation, mon quotidien, ma fatigue… Encore une fois : un contexte. Et bonne nouvelle, la capacité à gagner en force ne disparaît pas parce qu'une femme franchit la ménopause. Les études sur l'entraînement montrent des améliorations de la force musculaire chez les femmes postménopausées, notamment avec le travail de résistance. La diététicienne sait donc plutôt bien ce qu'elle pourrait faire. La femme fatiguée, elle, demande à négocier.
périménopause et perte de force

Entre savoir et faire, il y a Madame Fatigue

Évidemment que je sais que bouger davantage et remettre du renforcement musculaire dans mon quotidien pourrait être intéressant. Je suis diététicienne, je suis formée en nutrition sportive, j'enseigne moi-même la nutrition du sport. Merci, j'avais l'information. 

Le gouffre entre savoir et avoir l'énergie de faire

Mais il existe parfois un gouffre entre savoir ce qu'il serait intéressant de faire et avoir actuellement l'énergie nécessaire pour le faire. Parce que Madame Fatigue est là. Et je ne plaisante pas lorsque je dis que mon corps est vraiment fatigué. J'essaie actuellement de trouver différentes solutions, au moins temporaires, parce qu'une partie de cette fatigue est aussi liée à mes conditions de vie actuelles et à des nuits régulièrement perturbées.

Madame Fatigue appelle Flemme, et la réunion est pliée

Alors évidemment, certains jours, le projet « renforcement musculaire » rencontre Madame Fatigue. Madame Fatigue appelle Flemme. Et la réunion est pliée. Est-ce que je culpabilise ? Oui, un peu. Parce que je sais. Parce que j'aimerais faire. Parce que la petite voix peut rapidement arriver avec son « Tu vois bien qu'il faudrait t'y remettre. »

Et puis généralement… j'aperçois un projet. Un article à écrire. Une formation à préparer. Une idée. Un truc à construire. Et mon cerveau repart ailleurs. La culpabilité se fait balayer par mes autres priorités. Ce qui ne règle absolument pas le problème, nous sommes bien d'accord. Mais c'est la réalité.

Et mon ventre dans tout ça ?

Il reste l'exception.

Ce qu'il me contraint réellement

Si demain Périménop' me proposait un marché : « Ma cocotte, je te rends ton énergie, ta force, ta tonicité et ton envie de bouger. En revanche, tu gardes exactement le même corps visuellement. » Je pense que je signerais. À une condition. On discute du ventre. Parce que lui ne me dérange pas seulement visuellement. Il me contraint réellement. Dans mes vêtements, d'abord. Mais j'ai également parfois la sensation qu'il limite mon aisance respiratoire.

Ce que je ressens vs ce que la science permet d'affirmer

Et ici, je veux distinguer ce que je ressens de ce que la science permet d'affirmer. Mon expérience est simple : certains moments, notamment lorsque je suis comprimée, me donnent l'impression de moins bien respirer. Physiologiquement, on sait qu'une adiposité abdominale importante peut modifier la mécanique ventilatoire : l'accumulation de tissu adipeux au niveau abdominal et thoracique peut limiter le mouvement du diaphragme et de la cage thoracique et modifier certains volumes pulmonaires.

Mais attention au raccourci. Ces travaux portent essentiellement sur le surpoids et l'obésité, avec des effets variables selon l'importance et la répartition de l'adiposité. Ils ne permettent absolument pas de conclure, à partir de mon seul « bidou », que chacune de mes sensations respiratoires vient de là. Et si un essoufflement ou une gêne respiratoire devient inhabituel, important ou persistant, ce n'est évidemment pas à Périménop' qu'il faut automatiquement envoyer la facture. C'est précisément pour cela que j'aime distinguer ce que je ressens, ce que j'en suppose, et ce que je peux réellement démontrer.

Peut-être que s'accepter, ce n'est pas renoncer

Voilà finalement ce que cet article m'a fait comprendre.

Sortir de l'opposition entre subir et se réconcilier

Je crois qu'on oppose encore trop souvent deux positions. D'un côté : « Mon corps ne me plaît pas, donc je dois le changer. » De l'autre : « Je m'accepte, donc je ne dois surtout rien vouloir changer. » Et si aucune des deux ne racontait vraiment toute l'histoire ?

Je peux accepter mon âge sans aimer perdre de la force. Je peux accepter que ma peau change sans apprécier mon ventre actuel. Je peux me trouver jolie et déboutonner mon jean parce que je suis comprimée. Je peux choisir la photo sur laquelle je me trouve la mieux sans considérer que toutes les autres sont honteuses. Je peux avoir envie de retrouver de la tonicité sans chercher à redevenir la femme que j'étais dix ans plus tôt. Je peux vouloir agir sur mon corps sans être en guerre contre lui.

Ce que je veux vraiment retrouver

Parce qu'au fond, ce que je veux n'est pas tellement récupérer le corps de mes 39 ans. La femme de 39 ans a fait son boulot. Elle m'a amenée jusqu'ici. Aujourd'hui, j'ai 49 ans. Et j'aime profondément la femme que je suis devenue. Elle a encore des projets plein la tête. Des histoires à écrire. Des choses à construire. Des personnes à rencontrer. Des endroits où aller. Des ateliers à animer. Des sacs à porter. Et probablement quelques conneries à faire aussi, parce qu'il faut garder des objectifs réalistes.

Alors je n'ai pas envie de revenir en arrière. J'aimerais simplement que mon corps actuel retrouve davantage d'énergie, de force et de possibilités pour accompagner la femme que je suis aujourd'hui. Parce qu'elle me plaît, cette femme-là. Beaucoup.

Maintenant, si Périménop' pouvait transmettre le message à Madame Fatigue et organiser une petite réunion avec Flemme, je ne serais pas contre. Et pendant qu'elles y sont… si elles pouvaient trouver une solution pour que je puisse fermer mon putain de jean sans avoir envie de l'ouvrir dix minutes plus tard, ce serait sympa.

( correction et mise en page via IA)

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